Wie kann Europa neue Anreize schaffen um Regierungen und Bürger von europäischen Lösungen für die Reform von Politik, Wirtschaft und der europäischen Institutionen zu überzeugen?
La rumeur a couru ces derniers mois entre Elysée et Quai d'Orsay : Paris et Berlin étaient sur le point d'échanger des ministres. Le nom de Jack Lang a même été murmuré avant que la défaite des sociaux-démocrates en Allemagne n'enterre l'hypothèse. Puis, il a été question d'exhumer le traité de l'Elysée, qui rythme depuis 1963 les relations franco-allemandes, pour lui donner une nouvelle jeunesse. Il y a eu aussi des propositions moins symboliques : rapprocher les politiques économiques et budgétaires des deux pays, renforcer le rôle de l'Eurogroupe, ou réfléchir au contenu d'une politique industrielle européenne. Ces initiatives ont deux points en commun : elles ont toutes été formulées par la France et elles ont été refusées jusqu'ici par la chancelière Angela Merkel. « On sent que les attentes sont grandes en France et que, du côté allemand, il n'y a pas le même sentiment d'urgence », constate Franck Baasner, de l'institut franco-allemand de Ludwigsburg.
Le président et la chancelière affichent pourtant des relations au beau fixe. « Après des débuts difficiles, faits d'incompréhension et d'hésitation, comme à chaque fois qu'un nouveau couple franco-allemand s'installe, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont appris à s'estimer », explique-t-on dans l'entourage des deux dirigeants. Le déclic entre ces deux personnalités aux tempéraments opposés se serait produit au Conseil des ministres conjoint, à Berlin, en février 2009. « A partir de ce moment-là, la chancelière a cessé d'être sur la réserve », affirme un conseiller de l'Elysée. Fin septembre, au G20 de Pittsburgh, elle aurait lancé au président : « Vous voyez, je me sarkozyse », celui-ci lui répondant : « Et moi je me merkelise. » Leur dîner, le soir même de l'investiture d'Angela Merkel, le 28 octobre, a été très gai, le couple se moquant de bon coeur de leurs collègues européens. Click here for more.
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